POURQUOI CETTE CANDIDATURE A LA TETE D’UNE LISTE INDEPENDANTE, CENTREE ET ORIENTEE ECOLOGIE ?

À l’annonce du possible parachutage à Caen, de Mme Elisabeth Borne, alors Ministre des Transports, j’ai eu une réaction que je qualifierais d’épidermique. Alors que tout était plus ou moins écrit pour notre bonne ville de Caen, la République en Marche décidait de parachuter une candidate. Qu’est-ce que cela signifiait ? Des conseillers LREM sont déjà présents dans l’équipe du Maire actuel qui va se présenter pour une nouvelle mandature. Qu’en est-il des autres membres LREM ? Est-ce que le parti considère qu’il n’y a pas de personnes en capacité de le représenter à Caen ?

Mme Elisabeth Borne est alors ministre chargée des Transports, auprès du ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire et je déclarerai qu’il existe déjà des produits locaux, bio et équitables à Caen ! 😊

Née à Caen, habitant et travaillant à Caen, ayant déjà exercé des mandats locaux et ayant moi-même déjà monté une liste, j’avoue que ce constat a eu un rôle d’aiguillon. Il m’a donné envie de faire une nouvelle tentative de création de liste centrée et indépendante, largement tournée vers les questions environnementales et sociales.

Le domaine économique n’est pas absent de ma réflexion, puisque j’ai moi-même créé une entreprise à Caen à l’âge de 22 ans, que j’ai gérée pendant un peu plus de 14 ans.

En 2013, j’ai également défendu à l’échelon départemental, le régime de l’auto-entrepreneur contre le projet de loi Pinel qui visait à abaisser les plafonds de chiffres d’affaires. Même si ce régime n’est pas la panacée, il permet à de nombreuses personnes d’exercer l’activité qui leur plaît dans un cadre légal et simplifié. Pendant la période de chômage de masse que nous connaissons, il ne faut négliger aucune piste.

En ce sens, je défends la liberté d’entreprendre. Tout en sachant que cette liberté peut aussi s’exercer dans l’économie solidaire et qu’en revanche, je n’approuve pas l’ultralibéralisme.

Nous nous sommes réunis avec un petit groupe de personnes pour évaluer nos motivations.

Il est ressorti de nos discussions qu’un certain nombre de sujets nous interrogeaient :

1 – Environnement, Entretien de la voirie et Ramassage des poubelles

  • Bétonisation croissante de notre ville et minéralisation des espaces au détriment des arbres et de la verdure. Lorsque les arbres ont été conservés, la proximité avec les fenêtres et les balcons interroge parfois. Ou bien est-ce une manière de revisiter le concept de cabanes dans les arbres ?
  • Nouvelles méthodes de nettoyage des trottoirs avec des souffleurs puissants envoyant saleté de la rue, gravillons et morceaux d’asphalte sur nos murs, fenêtres, portails, voitures dans un immense nuage de poussière. Que dire de la santé des employés qui doivent porter des casques – les souffleurs étant très bruyants – et qui respirent toute cette poussière ! Pourquoi ne plus utiliser les petits véhicules qui comme autrefois, humidifiaient les trottoirs avant de les balayer, tout simplement ?
  • Se pose également la question de l’entretien des chemins empruntés par le public traversant des résidences privées. La ville se retranche derrière le fait que l’espace est privé, tandis que les copropriétaires refusent d’entretenir des chemins empruntés par du public. Or, ces chemins favorisent les déplacements à pied et en vélo. Cependant, ils peuvent devenir dangereux s’ils ne sont pas entretenus. Ne serait-il pas possible d’envisager des conventions fixant les droits et devoirs de la ville et des copropriétaires ?
  • Nous déplorons également l’étalage dans les rues des poubelles depuis la veille au soir jusqu’au lendemain après-midi, surtout avec les températures que nous connaissons actuellement presque en toutes saisons. Les poubelles étaient ramassées autrefois le matin, ce qui est beaucoup plus logique, également pour le confort du personnel. À ce sujet, comment ne pas s’émouvoir de voir qu’il n’y a plus qu’une seule personne à l’arrière du camion (parfois une femme) tirant à bout de bras les charges trop lourdes d’une ou deux poubelles à la fois, dans des efforts qui présagent de futurs problèmes physiques.

2 – Jardins solidaires

  • Comment imaginer qu’à Caen, il n’y ait pas de jardin d’insertion pour des personnes en difficulté ? Voire dans le cadre d’un partenariat avec des villes limitrophes ? Demain, nous aurons besoin de produits locaux et bio dans les établissements scolaires et les collectivités. Sans porter préjudice aux maraîchers locaux, pourquoi ne pas produire sur place les denrées nécessaires à l’approvisionnement de ces collectivités ? Tout en permettant à des personnes handicapées ou en difficulté d’avoir une activité gratifiante ?

3 – Transports publics

  • Nous nous réjouissons de la mise en service du nouveau tram, en revanche, nous déplorons l’inconfort des trajets en bus. Nous aimerions que la conduite soit « écologique, lisse et en douceur ». Nous constatons trop souvent des accélérations et freinages qui déstabilisent les personnes, qu’elles soient assises ou debout. Il est aussi difficilement compréhensible que les chauffeurs disent ne pas pouvoir régler le chauffage quand les passagers suent à grosses gouttes dans le bus ! Situation qui se présente de plus en plus fréquemment avec l’augmentation des températures extérieures ! Par ailleurs, chaque année, les voyageurs doivent endurer de longues files d’attente pour acheter leur abonnement et réclament la possibilité de souscrire un abonnement en ligne. La dernière fois que j’ai pris le bus, j’ai raté l’arrêt. Je n’avais pas beaucoup de visibilité et il n’y avait aucune annonce ni visuelle, ni sonore des arrêts dans le bus ! Enfin, les raisons pour lesquelles les abri-bus sont couverts de publicités pour des alcools ne me satisfont pas ! Je ne peux pas me faire à l’idée qu’une collectivité contribue à inciter à la consommation d’alcool !

Cette liste n’est pas exhaustive et je laisse la parole à mes colistiers sous l’onglet Contributions pour défendre les sujets qui leur tiennent à cœur.

A CAEN LE BONHEUR ?